Art élémentaire sacré

L'art élémentaire sacré

C’est en peignant que nous avons effectivement découvert que nous étions peintres. Que nous avons appris à nous poser dans la simplicité de l’instant, dans la plénitude de la tranquillité.

Guidés irrémédiablement et en permanence dans notre création libre et autonome, nous sentons que la création artistique manifeste nos possibilités infinies d’être présents en permanence et harmonieusement avec l’univers.

Notre peinture nous remet en contact avec la vie, dans ses exubérances, ses cycles et son éternité. Par elle, s’exprime notre connivence avec les éléments fondamentaux, essentiels, dans l’univers infini.

Elle transmet les ondes vitales qui se retrouvent en synchronicité absolue avec la terre dans toutes ses manifestations : l’espace, le temps, les étoiles, la terre, l’eau, l’air, le feu, la faune et la flore.

Nous la nommons élémentaire.

Expression de nos possibilités infinies d’être en harmonie avec notre environnement, nous-mêmes et avec l’univers, elle restaure le lien d’amour qui nous unie au tout, ouvre la porte au rêve et à la magie sacrée.

Nous la nommons sacrée.

Nous la nommons élémentaire sacrée.

En dehors de tous référentiels académiques ou techniques, cette peinture devient pour nous centre et source d’énergies.

Dans nos oeuvres, s’expriment les cycles naturels qui nous portent et nous accompagnent

Nous cherchons à transmettre tout à la fois la force de nos émotions et la puissance des éléments qui nous constituent, sur notre terre, dans notre univers.

Cette force, cette puissance, nous font toucher du doigt et des yeux l’extraordinaire alliance entre l’homme et l’univers, l’humain et le divin.

La recherche des perspectives ou de la ressemblance n’est en aucune manière fondamentale.

Ce qui importe, cela pour chacun d’une manière différente, c’est d’exprimer la totalité de la présence de l’être, la connivence joyeuse et intense qui est la nôtre avec le sacré.

Quand je suis dans mon tableau, je ne suis pas conscient de ce que je fais. C’est seulement après une espèce de temps « de prise de connaissance »’ que je vois ce que j’ai voulu faire. Je n’ai pas peur d’effectuer des changements, de détruire l’image, etc. parce qu’un tableau a sa vie propre. J’essaie seulement de la faire sortir. C’est seulement quand je perds contact avec le tableau que le résultat est un gâchis. Autrement, il y a harmonie totale, échange facile, et le tableau est réussi.
POLLOCK, Jackson : n° hiver 1947/48 de la revue Possibilities.


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