Art élémentaire sacré

ART ELEMENTAIRE SACRE, le manifeste de Juin 2006

L’art élémentaire sacré exprime ce qui existe en chacun de nous: la capacité de créer tout naturellement

Quand nous parlons d’art élémentaire sacré, il s’agit de l’élémentaire originel : l’élément instantané de la création. La création instantanée, dans sa simplicité, établit le lien permanent entre la tranquillité du créateur et la brutalité de la création. L’art élémentaire est brutal, pourquoi ? Parce qu’il impose une certitude. La certitude du créateur qui a fait, qui a exprimé, dans une représentation plate ou en volume, son être réel et son lien avec le sacré.

L’élément de l’art nous ramène à l’élément de l’être.

L’art élémentaire sacré se réalise dans une extraordinaire tranquillité. Quand on peint c’est dans l’ici et maintenant. L’élément s’installe dans toute la brutalité de son évidence et la totalité de sa présence.

Laissons vibrer les formes et les couleurs, au-delà des techniques, des représentations et des conventions. L’art élémentaire se situe en dehors de la performance, quelle qu’elle soit.

Il ne s’agit pas de vouloir faire mais de laisser faire, ainsi aucune insatisfaction, aucune inquiétude, aucun doute ne trouve sa place. Le tableau EST ce qu’il est. C’est dans la certitude de la création et la simplicité de l’élément que le sacré trouve sa place. L’art est la seule possibilité d’être ce que nous sommes.

A notre naissance , nous sommes tout entier ce que nous sommes. Nous naissons dans un milieu donné, une famille donnée, qui ont leurs lois, leurs principes et leurs histoires. Le jeu est ainsi préétabli et ses règles ne reconnaissent que les comportements stéréotypés de performance. Nous apprenons, dans des schémas mentaux préfabriqués, à nous mettre en référent par rapport aux autres et par rapport aux normes validées. Nous développons ainsi des fonctionnements de vie fondés sur la compétition, la dévalorisation et la soumission. Nous étouffons en nous toutes les possibilités d’émotions et de ressentis de l’être entier que nous sommes. Nous morcelons notre être, c’est-à-dire tout ce qui est à l’origine en nous: la joie, le rire de vie, le jeu indéfini, l’expérience de l’exploration ludique de soi, la curiosité constante du monde environnant, l’émerveillement ininterrompu de sa propre évolution.

L’art exprime, en dehors des cadres habituels rationnels de nos sociétés dîtes modernes, notre réalité, notre identité inaliénable, qui ne ressemblent à aucune autre, qui ne peuvent être mises dans aucune case.

La création dans l’art est la clef incontournable qui ouvre la porte de notre vie réelle, profonde, unique et infiniment universelle.

L’expression même du sacré en peinture met en place une vibration certaine qui ne peut être ressentie que comme brutale, parce que c’est une intervention de certitude divine. Et cette intervention du sacré divin aujourd’hui choque. Remettre l’être dans ce qu’il est, c’est-à-dire dans la totalité de sa vie infinie pour replacer les choses dans leur perspective, c’est toujours brutal. C’est la raison pour laquelle l’art sort l’être humain de son inéluctable incarnation terrestre humaine

On peut voir un tableau sous l’angle d’une information intellectuelle, d’une accumulation d’informations. Mais on peut voir un tableau en sachant plus ou moins consciemment que, à ce moment là, on s’imprègne des ondulations vibratoires de l’œuvre crée par le peintre qui, lui, est présent, ici et maintenant, dans la totalité de son être universel et infini. On se retrouve alors avec SOI. C’est élémentaire. Cela peut être ‘’brutal‘’. C’est l’ouverture au sacré.

En fait, tout art est, dans son essence, élémentaire et sacré. Ce n’est pas l’image qui est importante, ce n’est pas l’image de la peinture, c’est la peinture elle-même, la manière dont elle peinte, même dans la peinture dite académique, dans sa composition, ses couleurs, ses formes, ses assemblages, et ses superpositions très kitsch de colonnes, de grottes, de mélange de mythologies, sa luminosité et ses perspectives.

Quand Raphaël a fait sa peinture, quand Michel-Ange a fait sa peinture, quand Léonard de Vinci a fait sa peinture, quand ils étaient sur leurs tableaux, leur fresques de plafond, ils étaient dans l’art élémentaire, ils faisaient de l’art élémentaire. Cela, on peut le voir, le sentir, en ressentir le choc vibratoire. L’inspiration de l’élémentaire dans la création, instantanée, lie, dans sa simplicité immédiate, la tranquillité de l’infini et la brutalité de l’instant

L’art et la création sont notre vie profonde à tous, êtres humains. Lorsque l’on crée, on est vraiment un tout, un être complet et notre peinture c’est nous. A ce moment là, on est dans le sacré. Il n’y a même plus de tableau. Le tableau bien sûr c’est la façon la plus simple de dire en quoi consiste l’élément, la chose sur laquelle on exprime notre ressenti profond, personnel et sacré. En peignant nous associons ce que nous sommes et ce que nous faisons, nous associons la totalité de notre être et la multiplicité de ce que nous faisons.

L’art élémentaire sacré nous remet en contact avec la vie, dans ses cycles, ses exubérances et son éternité. Par l’art élémentaire sacré s’exprime notre connivence avec les éléments fondamentaux, essentiels de l’univers tout entier et la création artistique manifeste nos possibilités infinies d’être présents, en permanence et harmonieusement, avec lui.

Tout est là. Présence immédiate et tranquille, qui ouvre la porte au rêve et à la magie sacrée. L’art EST élémentaire.Il restaure le lien d’amour qui nous unit aux éléments fondamentaux, à nous-mêmes et à l’Univers. Il est sacré. Tout être humain a en son pouvoir la puissance de créer. Tout être humain est un artiste.


Vous êtes ici : Art élémentaire sacré > À propos de nous > ART ELEMENTAIRE SACRE, le manifeste de Juin 2006

Commentaires des visiteurs

Écrire un commentaire

Logo du site